Ce blog sera dedié aux figurines en particulier celle de Warhammer 40 000, et Warhammer, conseils de peinture et de modelisme.
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Voila une technique souvent critiquée, que l'on dit utilisée par les débutants et qui donne un rendu pas vraiment propre. Néanmoins un brossage à sec peut trouver des applications très intéressantes.
C'est une technique très basique qui ne demande pas de finesse, presque tout le monde pense çà et tout le monde sait faire un brossage.
Pourtant le brossage n'est pas une fin en soit mais plutôt une technique servant de point de départ ou même, dans certains cas, de toute dernière finition. Le brossage doit être retravaillé afin de supprimer cet effet sale. La première des choses est une fois les brossages effectués de "dépoussiérer" la zone avec un pinceau doux par exemple.
Car plus la peinture sera sèche, plus elle va au cour du brossage laisser des pigments qui vont former une pellicule de poussière…ne surtout pas peindre sur une telle surface! Je pense qu'il peut être bon aussi de nuancer son brossage dès l'application, en intensifiant certaines parties, et en changeant de couleur…en général je retravaille le brossage avec des lavis.
La meilleure utilisation des brossage c'est pour les socles et les décors je pense, lorsque l'on fait des roches, du sable, des murs en ruines etc…la texture poussiéreuse convient parfaitement (attention ne pas confondre texture poussiéreux avec la poussière qu'il faut nettoyer au pinceau). On peut aussi par des brossages légers de la même couleur que le sol par exemple, salir les bottes d'un personnage. Il y a quelques années je peignais les métalliques par brossage (couleur métallique sur soucouche noire) ce qui en les retravaillant un peu donne un métal usé et ternis. Je pense que cette façon de faire n'est pas forcement mauvaise.
Un aplat consiste à poser une couleur sans aucun autre effet. J'utilise des aplats pour presque toutes mes couches de base (la peau, un tissu etc…). Généralement je pose environ 3 ou 4 couches pour obtenir une couleur aussi uniforme que possible (bien sur cela dépend aussi du pouvoir couvrant de la peinture). La liquidité de ma peinture est à peu prés d'un volume de peinture pour un d'eau. Inutile de vouloir directement couvrir parfaitement du premier coup votre zone, le seul résultat sera un aspect abominablement pâteux…idem si la peinture est trop liquide, vous passerez des dizaines de couches pour un résultat inégal. Il faut garder à l'esprit que pour un aplat la soucouche du dessous ne doit plus être visible, le but n'est pas de travailler par transparence…
Faire un glacis consiste à appliquer des couches de peinture extrêmement diluée afin de travailler la transparence des couches. En gros on pose un ou des films de couleur sur une zone dans le but de la teinter très légèrement (bien sur plus on passe de couches, plus on teinte).
Les applications sont multiples: Faire un dégradé, atténuer une démarcation trop voyante entre deux couleurs (dans le cas d'un dégradé justement), ou créer un effet de transparence, par exemple si vous peignez des veines sur une peau, passer quelques glacis par-dessus donnera l'impression que les veines sont situées sous la peau (le glacis représentant la finesse de la peau qui laisse transparaître les veines…).
A noter qu'une fois la couche posée je la retravaille sur les bords avec un pinceau humide, je la tire sur elle-même pour que les pigments (même s'il y en a peu avec une telle dilution) ne se regroupent pas sur le bord et ne forme une sale petite auréole…il faut faire çà très rapidement, j'ai aussi l'habitude de souffler sur mon glacis pour augmenter la vitesse de séchage. Je souffle dans la même direction que celle ou j'ai tiré les pigments. Mes glacis sont fait avec environ 1 volume de peinture pour 6 à 10 d'eau .
La quantité de liquide contenu dans votre pinceau est aussi très importante, en principe je travaille avec un réservoir quasi vide (on appelle réservoir la partie du pinceau situé après la pointe…celle qui retient la peinture), ce qui permet de ne pas inonder la zone, et de déposer un film et non une goutte.
En plus de la dillution, le geste et la maniere de passer le pinceau on leur importance, l'idéal est de poser son glacis en un seul passage (mais c'est vraiment pas evident), si l'on fait des raccords (plusieiurs passages pour un même "film") dans le frais on "casse" le film que l'on vient de deposer (bien sur on ne voit rien mais aprés des dizaines de passages il peut y avoir des problemes).
Une fois mon glacis déposé je souffle dans le sens dans lequel le passage du pinceau s'est effectué, celà permet de sécher le glacis en suivant son évolution, si certaines zones mettent du temps à secher même avec votre souffle c'est qu'elles sont trop chargées.
Pas mal de personnes confondent lavis et glacis, pourtant leur dilution et domaines d'utilisations sont assez différents.
Un lavis est une peinture très diluée qui est faite pour remplir les creux et autres reliefs "négatifs" d'une figurine, j'utilise des lavis pour détourer les détails .
Passer des lavis entre des poils, des écailles, les traits d'un visage permet de poser quelques ombres mais aussi de délimiter les parties d'une figurines, ce qui facilitera la suite du travail, généralement une fois mon aplat fait je passe des lavis avec soin, en essayant le moins possible de marquer les surfaces.
Puis je travaille les ombres et les lumières autour en y intégrant le lavis pour qu'il soit la fin d'un assombrissement…et non un trait foncé qui se démarque du reste. Une fois une partie finit je reviens avec des lavis très légers dans les creux.
La dilution de mes lavis est d'environ 1 volume de peinture pour 3 à 5 volumes d'eau.
Les lavis successifs voila un truc bien utile, on dit lavis pourtant la consistance de la peinture (ou des encres) est plutôt celle d'un glacis, je pourrais définir çà comme une grande succession de glacis dans le but de teinter plus ou moins fortement une partie de la figurine.
Donc avec une peinture diluée (comme pour un glacis) on va multiplier les couches de manière à ce que cette superposition modifie la couleur sur laquelle on l'applique (enfin elle ne la modifie pas mais la recouvre).
En nuançant la couleur des couches et en reculant peu à peu par rapport à la dernière couche posée on va obtenir un effet de transition, un fondu entre deux couleur (ou plus). La superposition de couches de peinture extrêmement diluée est je pense la seule manière d'obtenir des dégradés et des fondus propres à l'acrylique.